Discours de M. Vincent Floreani à l’occasion du 99ème anniversaire de l’Armistice

11 novembre 2017 – Résidence de France, Hô Chi Minh Ville

Messieurs les représentants d’associations d’Anciens combattants,
Mesdames, Messieurs les représentants du lycée Marguerite Duras,
Chers élèves,
Mesdames et Messieurs,

Quatre-vingt-dix-neuf années ont passé depuis cette matinée où, ce 11 novembre 1918, à 11h, sur le front, les clairons ont sonné le cessez-le-feu. Un conflit de 4 ans et demi s’achevait alors.

En ce 11 novembre 2017, nous sommes réunis dans les jardins du Consulat général pour commémorer le 99ème Anniversaire de la fin de la Première Guerre Mondiale et se souvenir de cette terrible année 1917.

Cette année, nous célébrons particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c’est l’année de la « fatigue des peuples » mais aussi le tournant de la guerre.

D’avril à octobre 1917, le Chemin des Dames s’est transformé en guerre d’usure et a causé plus 300 000 morts, toutes forces confondues. Cet échec terrible affecte le moral des combattants et celui de l’arrière.

L’armée française n’est pas seule à se sacrifier. Au prix de lourdes pertes, les Canadiens mènent l’offensive à Vimy et les Britanniques à Passchendaele.

Les Etats-Unis rompent avec l’isolationnisme et, en avril 1917, le Congrès américain vote l’entrée en guerre. L’Amérique s’engage aux côtés de l’Entente. L’arrivée progressive des soldats américains change le rapport de force et va contribuer à la victoire.

Traversée par deux révolutions, la Russie connaît de profonds bouleversements. Le centenaire de la révolution d’Octobre 1917 (en fait le 7 novembre) a été commémoré cette semaine. La Russie signe le 15 décembre un accord avec l’Allemagne.

La « Grande Guerre » ce sont 9 millions de morts et 6 millions de mutilés dans toute l’Europe, et en France 1 million 400 000 morts, 630 000 veuves et 700 000 orphelins de guerre. Plus de 3 millions de blessés, de mutilés, d’aveugles, de gazés.

Ne les oublions pas.

Si les monuments aux morts et les drapeaux de nos Anciens combattants, autour desquels se rassemblent chaque 11 novembre en France nos concitoyens, rappellent l’ampleur du nombre des victimes françaises de la « Grande Guerre », ici, à Hô Chi Minh Ville, ayons aussi une pensée pour ces cent mille Indochinois qui ont participé à ce conflit.

Dès 1915, près de cinq mille ouvriers rejoignent la métropole pour travailler dans l’aviation mais c’est à partir de 1916 que l’essentiel des contingents arrivent pour constituer dix-neuf bataillons de tirailleurs indochinois, auxquels il faut ajouter neuf mille infirmiers et cinq mille conducteurs automobiles.

En 2017, un siècle s’est écoulé sans que le drame de la grande guerre se soit effacé de l’âme ni du corps des nations, et tout d’abord de la nôtre. Le devoir de mémoire nous incombe, et doit nous amener à réfléchir.

Aujourd’hui, le déploiement des forces françaises en Afrique, au Moyen Orient et même sur notre Territoire national pour en assurer la protection témoignent que cette Paix reste bien fragile. Aussi, l’entretien de la Mémoire collective demeure indispensable pour ne pas oublier les réalités et les terribles conséquences de drames qui continuent encore à se jouer aujourd’hui sous d’autres formes.
Honneur à tous les combattants morts pour la Patrie !
Vive la République !
Vive la France !
Vive la Paix ! ./.
Vincent FLOREANI
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Dernière modification : 17/11/2017

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